À l’instant où je sentis ses lèvres entrer en contacter avec ma peau, je me raidis. Je cessai de frotter ma tête contre sa peau, je cessai de respirer.
Puis il recommença à m’embrasser. Mes muscles devinrent plus tendus encore.
Que… que faisait-il? Pour…Pourquoi...il…?
Ah. J’avais tout compris maintenant.
Voilà pourquoi il était si gentil avec moi. Voilà pourquoi il était si attentionné. Voilà pourquoi il voulait répondre à mes moindres besoins!
C’était mon corps qu’il voulait en contrepartie. C’était de ça qu’il avait besoin? Avec un monstre comme moi ça le contenterait? Parce qu’il était sûr que personne ne voulait de moi?! Non… je n’étais pas si désespéré que ça… Et je ne me vendrai
pas pour manger!
Puis il posa ses lèvres contre les miennes. Je les gardai hermétiquement scellées. Tu ne m’auras pas!!!
« -(anglais) je suis désolé.... je me suis laissé emporter par les évènements.... je voulais pas ..... enfin oui je voulais, mais.... je voulais pas te forcer .... je sais pas si tu comprend. »
[Anglais]-Miawenteur! Je sais ce que tu attends de moi! Sale pervers! Je ne te laisserai pas me toucher!Je sortis mes petites griffes du bout de mes doigts et le giflai violement lorsqu’il recommença à me gratter derrière l’oreille. Puis je me levai subitement, le foudroya du regard. Ma respiration s’accélérait.. . Je sentais les émotions m’envahir… Oh non… Oh non… je ne pleurais pas…
Pour éviter cela, je lui tournai le dos et de sortir précipitamment de la remise.
Les larmes me montèrent aux yeux. Je fis comme si elles n’étaient pas là… Non, je ne sangloterai pas pour lui!
J’avais tout de même les yeux pleins d’eau, là.
Je courrai, voulant fuir. Voulant le fuir. Voulant me fuir. Voulant tout fuir… Car, en mon fort intérieur, une minime partie de moi avait apprécié ces baisers… Une petite partie de moi aurait voulait rester… Et pourquoi pas…en faire… plus… Mais tout ceci était absurde. De par où je venais, deux hommes ensembles, c’était très mal vu. Si mon père avait su! S’il avait vu ce qui venait de se passer… Il y aurait longtemps que je serai mort. Déjà que je n’étais pas naturel.
Et que j’avais tué maman.
J’étais rendu près d’une rue assez passante. La lumière de la ville m’indiquait que j’étais sorti des ruelles sordides… Je ne pris pas le temps de regardé avant de traverser la rue.
Aveuglé par mes propres pleurs, je ne le vis pas. Je ne le vis jamais, en fait. Je ne fis que le sentir.
L’automobile qui me faucha de plein fouet.
Une douleur incommensurable envahit mon corps. J’aurais voulu crier, mais c’était au-dessus de mes forces. Je sentis mon corps, ne m’appartenant plus, tomber au sol, quelques mètres plus loin.
Mais le pire restait à venir.
Un deuxième véhicule qui n’avait pas prévu qu’un jeune adolescent atterrisse devant ses roues, me roula dessus. Je sentis mes os craquer, puis exploser sous le poids de la voiture qui était au-dessus de moi. Je poussai un hurlement de douleur. J’aurais voulu bouger. J’aurais voulu. Mais j’en étais incapable. Mes membres ne répondaient plus.
Puis, la souffrance était si grande que je m’évanouis. Une dernière larme roula sur ma joue.
J’avais envie de mourir…
Noir.